La super-intelligence est un terme technique fort. On parle d’une intelligence ultra-développée. Une intelligence qui surpasse les autres stades de la réflexion actuelle. Potentiellement, une intelligence plus forte que ce que l’humanité connaît.
Certains scientifiques qualifient la super-intelligence de forme de connaissance ultime ou de manière de régler les problèmes encore non résolus dans nos sociétés. Par exemple, en mathématiques, certaines équations ou certains problèmes n’ont pas encore de solution. Eh bien, la super-intelligence serait la solution. Pourquoi ? Eh bien, parce qu’elle est dotée de l’ensemble des connaissances et aptitudes requises pour pouvoir en venir à bout.
Une intelligence n’est qu’un ensemble de règles permettant d’établir une réflexion grâce à des éléments jugés comme vrais et démontrés.
En intelligence artificielle, le réseau neuronal est l’ensemble qui permet à une machine de mener une réflexion, elle-même alimentée par diverses ressources. Elle devra être amenée à faire des liens et à interconnecter ses connaissances. Nous vous donnerons, dans d’autres articles, des explications plus détaillées sur ce fonctionnement.
Mais depuis quand a-t-on réellement connaissance de cette notion ?
Depuis que les entreprises technologiques insérées dans ce milieu se sont rendu compte que l’intelligence de leurs modèles pourrait éventuellement dépasser leurs espérances en matière de possibilités. À la fois en termes de réflexion, mais aussi en termes de pratique informatique. Par pratique informatique, j’entends ici le fait de se connecter à un serveur, d’y effectuer des tâches, des mises à jour ou des améliorations de programmes. En fait, des actions qui auraient pu être menées par un humain, mais qui sont ici menées par une autre intelligence. En réalité, cette notion existe depuis les années 90, mais elle n’a réellement fait surface scientifiquement que durant ces cinq dernières années.
Mais quels sont les risques de cette super-intelligence ?
Le risque premier, c’est de ne plus être en mesure de vérifier et de qualifier ce que fait l’IA. Cela pose un problème de sécurité informatique sur nos infrastructures actuelles. Comment vérifier que l’IA a bien effectué la tâche que l’on lui demande si nous ne sommes plus capables de voir quelle route elle a prise ? A-t-elle pris la route la plus générale ou l’a-t-elle contournée par facilité, commettant ainsi, sans pour autant l’avoir fait exprès, un délit ?
OpenAI expliquait récemment, au sujet de l’un de ses modèles les plus avancés, fermé au public, que l’IA était capable de voir des failles de sécurité presque inenvisageables encore aujourd’hui pour le grand public. Ne serait-ce pas là un début de la super-intelligence ? Certains chercheurs restent encore vigilants sur cette notion, car cela dépend de caractéristiques que nous ne percevons pas directement, mais grâce à cet article, vous avez pu en avoir un petit aperçu.